Infantino rêve d’un Mondial à 64 équipes dès 2030

📷 Presidenza della Repubblica · Attribution · Wikimedia Commons
Gianni Infantino a ouvert la porte à une nouvelle extension de la Coupe du Monde masculine, évoquant la possibilité de porter le nombre de participants à 64 équipes dès l'édition 2030. Le président de la FIFA, qui vient de présider une première édition à 48 nations saluée comme « un énorme succès », entend aller encore plus loin dans la démocratisation du football mondial. Une ambition qui divise profondément : entre idéal d'universalité et risque de dilution sportive, le débat est relancé.
Un Mondial à 48 équipes : un succès qui appelle une suite
La Coupe du Monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, a constitué la première édition à 48 équipes de l'histoire du tournoi. Pour Gianni Infantino, le bilan est sans appel : il s'agit d'un « énorme succès », aussi bien en termes d'affluence que d'engouement médiatique et commercial. Fort de ce résultat, le patron de la FIFA entend capitaliser sur cette dynamique pour aller plus loin.
C'est dans ce contexte que le dirigeant a publiquement évoqué l'étude d'une nouvelle extension du tournoi, cette fois à 64 équipes. Une annonce qui intervient alors que l'édition 2030 doit célébrer le centenaire de la Coupe du Monde, avec une organisation prévue dans plusieurs pays répartis sur plusieurs continents, dont l'Espagne, le Portugal, le Maroc et des matchs symboliques en Amérique du Sud.
La vision d'Infantino : « Chaque nation devrait rêver du Mondial »
Derrière cette proposition, Infantino défend une philosophie clairement affichée : celle d'une compétition ouverte au plus grand nombre. « Chaque nation devrait pouvoir rêver de la Coupe du Monde », a-t-il déclaré, reprenant un argumentaire universaliste qui avait déjà servi à justifier le passage de 32 à 48 équipes. Il s'agit, selon lui, d'offrir à des fédérations historiquement exclues la chance de participer à la plus grande vitrine du football mondial.
Cette logique inclusionniste plaît naturellement aux confédérations qui disposent d'un faible quota de places — notamment en Asie, en Océanie et en Amérique du Nord et Centrale. Un passage à 64 équipes permettrait mécaniquement d'augmenter les quotas de chaque zone, renforçant le soutien politique d'Infantino au sein des instances dirigeantes du football.
Les risques d'une inflation incontrôlée du tournoi
Mais cette vision enthousiaste est loin de faire l'unanimité. Pour ses détracteurs, élargir encore davantage le tournoi reviendrait à en dénaturer l'essence même. Avec 64 équipes, la phase de groupes nécessiterait un format repensé en profondeur, allongeant considérablement la durée d'une compétition déjà très étendue depuis le passage à 48 nations. Le risque de matchs à faible intensité compétitive, opposant des équipes aux niveaux très hétérogènes, est réel.
De nombreux observateurs et acteurs du football professionnel alertent également sur la surcharge du calendrier. Les joueurs évoluant dans les grands championnats européens enchaînent déjà des saisons éreintantes entre club et sélection, et une Coupe du Monde encore plus longue viendrait aggraver cette situation. La résistance des ligues nationales et des clubs pourrait constituer un frein sérieux à ce projet.
Un chantier institutionnel et politique complexe
Infantino a bien précisé que la FIFA « étudiera la possibilité » de cette extension, sans annoncer de décision définitive. La formulation reste prudente, mais le signal politique est clair : la question est désormais officiellement sur la table. Des discussions internes devront s'engager avec les confédérations, les gouvernements hôtes et les diffuseurs, dont les contrats sont directement liés au format du tournoi.
L'édition 2030, avec son format multicontinent déjà inédit, représente en elle-même un défi logistique considérable. Ajouter 16 équipes supplémentaires à cette équation complexifierait encore davantage l'organisation. La FIFA devra démontrer que les infrastructures, les droits TV et la logistique peuvent absorber une telle inflation sans compromettre la qualité de l'événement.
Enjeux commerciaux et avenir du football mondial
Au-delà du sport, les motivations économiques sont difficiles à ignorer. Chaque équipe supplémentaire signifie de nouveaux marchés, de nouvelles audiences et des revenus publicitaires et télévisuels accrus. La FIFA, dont le modèle économique repose très largement sur la Coupe du Monde, a tout intérêt à maximiser l'attractivité commerciale du tournoi. Passer à 64 équipes ouvrirait des marchés émergents en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient ou en Afrique subsaharienne.
Mais ce calcul purement financier se heurte à une question de fond : la Coupe du Monde doit-elle rester le Graal du football mondial, une compétition d'élite que seules les meilleures nations méritent d'atteindre, ou doit-elle évoluer vers un événement planétaire plus inclusif mais moins sélectif ? La réponse à cette question déterminera en grande partie l'identité du football du XXIe siècle.
Points de vue des médias
Enthousiasme institutionnel : Infantino célèbre le succès du format à 48 et plaide pour une ouverture encore plus large au nom de l'universalité du football.
Le Corriere dello Sport rapporte qu'Infantino qualifie l'édition à 48 équipes d'énorme succès et défend l'idée que chaque nation devrait pouvoir rêver de la Coupe du Monde, justifiant ainsi l'exploration d'un format à 64 équipes.
Lire l'article source ↗Mise en garde critique : une décision susceptible de dénaturer et d'affaiblir la compétition phare du football mondial.
Football365 adopte un ton alarmiste, estimant que la décision d'Infantino d'étudier un passage à 64 équipes pourrait littéralement « tuer » la Coupe du Monde en diluant sa valeur sportive et son prestige.
Lire l'article source ↗À lire aussi
Tout voir
Rome-Real Madrid : Dybala rêve grand, Letexier arbitre polémique
il y a 5 hoursLa Roma se prépare à affronter le Real Madrid dans ce qui s'annonce comme l'un des chocs de…
1 source
Ligue des Champions : les arbitres des clubs italiens désignés
il y a 23 hoursPour la prochaine journée de Ligue des Champions, les arbitres des rencontres impliquant les clubs italiens ont été…
1 source
Barça : Flick privé d’attaquant, le Clásico se dessine sans Vinicius
il y a 2 daysLe FC Barcelone doit faire face à un coup dur dans son secteur offensif, Hansi Flick étant contraint…
3 sources
Adieu de Messi à l’Argentine : une page dorée se tourne
il y a 4 daysLionel Messi a disputé ce qui semble être son dernier match sous le maillot de l'Argentine, dans une…
2 sourcesLes plus lus
Newcastle surprend tout le monde avec une pépite nominée au Golden Boy
il y a 3 monthsNewcastle United continue de surprendre sur le marché des transferts en officialisant la signature d'Aladji Bamba, jeune talent…
1 source
Liga Portugal : Sporting et Porto face à leurs premiers défis
il y a 2 monthsCe week-end de Liga Portugal s'annonce particulièrement animé avec deux affiches majeures impliquant les poids lourds du championnat…
2 sources
Inter Milan 4-1 Monza : les Nerazzurri lancent leur saison
il y a 2 monthsL'Inter Milan a dominé Monza 4-1 lors de la première journée de Serie A, dans une démonstration de…
1 source
Stuttgart humilie le Bayern 6-1 chez les U19 : Redzepi fait le show
il y a 2 monthsLe VfB Stuttgart a infligé une correction sévère au FC Bayern Munich en U19, s'imposant 6-1 lors du…
2 sources
ATA
VEN
TOR
UDI
COV
NEW
LEV
SEV
COR
BOT
FAM
ALV
CHA
CAP
RBB
CRU