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Compétitions · 7 July 2026 · 1 min de lecture Mis à jour le 7 July

Ronaldo et le Portugal : la fin d’une ère, le temps des regrets

9 sources MATAABCAELMIMU
Ronaldo et le Portugal : la fin d’une ère, le temps des regrets

Éliminé en huitièmes de finale de la Coupe du monde par l'Espagne (0-1), le Portugal tire un trait sur l'épopée Cristiano Ronaldo en compétition internationale. À 40 ans passés, le capitaine lusitain dispute probablement sa dernière Coupe du monde, laissant derrière lui une génération dorée qui n'aura jamais décroché le Graal. Entre bilan contrasté, tensions internes et questions sur l'avenir de la sélection, le football portugais entre dans une période charnière.

La dernière danse n'aura pas eu lieu

Cristiano Ronaldo s'en va sur la pointe des pieds. Présent dans six Coupes du monde, recordman absolu de cette longévité en tant que buteur, il quitte la compétition sans le seul trophée qui lui manquait. Comme le rappelle maisfutebol, c'est paradoxalement en 2006 — sa première participation — que le Portugal avait réalisé sa meilleure performance mondiale avec lui, atteignant la troisième place. Depuis, chaque édition s'est soldée par une désillusion croissante.

Face à l'Espagne, CR7 n'a existé que par intermittence : selon les données compilées par maisfutebol, il a été l'auteur des seuls tirs cadrés portugais du match, dans un contexte où cette rencontre figure parmi les cinq moins bonnes productions offensives cadrées de l'histoire de la sélection en Mondial. Une stat qui résume à elle seule la dépendance et les limites d'un Portugal trop accroché à son icône.

La presse internationale n'a pas tardé à dresser le bilan. Sky Sports salue en Ronaldo « l'un des meilleurs à n'avoir jamais remporté la Coupe du monde », quand le Mirror l'épingle pour une prestation jugée insuffisante, certains observateurs britanniques allant jusqu'à railler sa mobilité réduite. La fin d'une légende, mais une fin qui divise.

Un Ronaldo qui se défend, entre fierté et polémique

Au lendemain de l'élimination, Cristiano Ronaldo a choisi l'offensive plutôt que la contrition. Cité par elconfidencial et calciomercato, il a déclaré sans détour : « Avant moi, le Portugal n'avait aucun titre. J'en ai remporté trois, et l'Euro 2016 vaut un Mondial à mes yeux. » Des propos qui ont autant suscité l'admiration que l'agacement, révélant une fois de plus la nature clivante du personnage.

Cette sortie a alimenté le débat sur la part de mérite collectif et individuel dans les succès portugais. Si le buteur de 39 ans a indéniablement tiré la sélection vers le haut pendant deux décennies, beaucoup estiment que sa présence hégémonique lors de ce Mondial 2026 a bridé le potentiel d'une équipe pourtant talentueuse. La presse lusophone parle d'une « fixation » sur CR7, au détriment d'un jeu collectif plus équilibré.

Abola titre sobrement « Acabou, Cris » — « C'est fini, Cris » — tandis que la presse internationale résume l'époque sous le symbole « The Last DancR7 ». Le monde du football prend acte d'un tournant historique, qu'il soit ou non définitif.

Tensions dans le vestiaire : Quaresma contre Rúben Dias

L'élimination n'a pas seulement provoqué des larmes : elle a aussi déclenché des étincelles. Ricardo Quaresma, ancien international et figure des grandes heures du football portugais, s'en est pris publiquement à Roberto Martínez et s'est retrouvé dans un échange houleux avec le défenseur Rúben Dias. Selon abola et maisfutebol, Quaresma a lâché : « Orgulhoso de quê ? » — « Fier de quoi ? » — pointant du doigt des joueurs qui, selon lui, « auraient pu donner bien davantage ».

Rúben Dias, capitaine du collectif sur le terrain, n'a pas laissé ces critiques sans réponse, défendant l'engagement de l'équipe. Cet accrochage public illustre la frustration d'une génération entière qui se retrouve à repartir bredouille d'une compétition qu'elle avait abordée avec ambition. Une fissure qui s'ouvre précisément au moment où le groupe doit se reconstruire.

Par ailleurs, dans le camp espagnol, un incident similaire a agité les esprits : Rodri s'est excusé auprès de Bernardo Silva pour avoir célébré une occasion manquée par son ancien coéquipier de Manchester City, une séquence capturée par les caméras et commentée par lequipe.fr et talksport. Le sport de haut niveau reste un monde où les amitiés s'effacent le temps d'un match.

Martinez s'en va, le Portugal cherche son avenir

Roberto Martínez ne prolongera pas l'aventure. Après trois ans à la tête de la sélection portugaise, le technicien catalan a choisi de ne pas renouveler son contrat au lendemain de l'élimination. La Fédération portugaise de football et son environnement s'activent désormais pour lui trouver un successeur à la hauteur des enjeux.

Selon maisfutebol et mundodeportivo, le nom qui revient avec le plus d'insistance est celui de Jorge Jesus, 71 ans, figure respectée du football lusophone et connaisseur intime de Cristiano Ronaldo pour avoir croisé sa route à plusieurs reprises. Un choix symbolique autant que stratégique, qui témoigne du désir de renouer avec une identité footballistique forte, au-delà d'une seule personnalité.

La sélection est rentrée à Lisbonne dans la discrétion, sans la plupart de ses joueurs, dispersés dans leurs clubs respectifs. Cette absence de retour collectif illustre la désillusion ambiante. Le Portugal devra désormais construire un projet post-Ronaldo, un défi immense tant l'homme a structuré, pour le meilleur et pour le pire, toute la dynamique de la Seleção depuis vingt ans.

Quel héritage pour Ronaldo et cette génération ?

La question de l'héritage est au cœur des analyses post-Mondial. Sky Sports rappelle que Ronaldo restera « le meilleur à n'avoir jamais remporté la Coupe du monde », formule cruelle qui synthétise une carrière hors norme mais incomplète au regard du palmarès collectif suprême. Ses records — six Coupes du monde, buteur dans chacune d'elles, meilleur buteur portugais de l'histoire en compétitions mondiales — sont pourtant incontestables.

Maisfutebol, dans une chronique intitulée « Tragédie annoncée », dresse un réquisitoire plus sévère, laissant entendre que le système construit autour de Ronaldo a fini par devenir une prison dorée pour la sélection. Une équipe « qui a menacé plus qu'elle n'a concrétisé », selon les mots relevés dans la presse internationale, et qui sort « discrètement » d'un Mondial où elle espérait briller.

Les larmes de Ronaldo après l'élimination ont ému une partie du monde, mais abola pose la question : « Combien de tes larmes, Cris, sont les larmes du Portugal ? » Une phrase qui résume tout l'ambiguïté de cette relation fusionnelle entre un homme et sa nation, entre une icône et son équipe. Le temps des regrets a commencé ; celui de la reconstruction doit suivre.

Points de vue des médias

1

Bilan historique : six Mondiaux, aucun titre, des records mais une frustration immense

SKskysports.com

Sky Sports dresse un portrait nuancé de Ronaldo, le consacrant comme le meilleur joueur à n'avoir jamais remporté la Coupe du monde, tout en soulignant que le Portugal et son icône doivent désormais trouver des chemins séparés.

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2

Ronaldo assume sa défense et revendique son bilan collectif avec la sélection

ELelconfidencial.com

El Confidencial rapporte les déclarations provocatrices de Ronaldo après l'élimination, affirmant qu'avant lui le Portugal n'avait aucun titre, et que l'Euro 2016 équivaut à ses yeux à un titre mondial.

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3

Tensions internes : Quaresma fustige Martínez et s'accroche avec Rúben Dias

ABabola.pt

Abola révèle l'échange houleux entre Ricardo Quaresma et Rúben Dias au lendemain de l'élimination, le premier s'interrogeant publiquement sur les raisons de la fierté affichée après une prestation jugée insuffisante.

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4

La dépendance à Ronaldo pointée du doigt : une équipe bridée par son système

MImirror.co.uk

Le Mirror critique ouvertement le choix de Roberto Martínez d'avoir misé sur Ronaldo, dont la prestation physique limitée est raillée, et pointe la responsabilité collective dans l'élimination portugaise.

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